06.05.2008
Conte des deux malades
Deux hommes sérieusement malades, occupaient la même chambre d'hôpital. Tous deux devaient rester alités, mais l'un des deux avait l'autorisation de se redresser dans son lit, pendant une heure, chaque après-midi, tandis que son compagnon d'infortune devait rester couché.
Le lit du premier homme étant situé juste à côté de la fenêtre, il profitait du laps de temps ou il pouvait s'assoir pour regarder au dehors et décrire à son ami tout ce qui se passait à l'extérieur.
La chambre donnait sur un parc avec un magnifique lac. Les canards et les cygnes jouaient sur l'eau, tandis que les enfants faisaient naviguer leurs bâteaux miniatures. Les jeunes amoureux marchaient bras dessus, bras dessous. Tout cela était beau et bucolique. Pendant une heure, l'homme assis décrivait tout à son compagnon, avec force détails.
Ce moment embellissait la journée. Les deux hommes en profitaient pour se raconter leurs souvenirs, évoquer les enfants et leur famille... Pendant ce temps; tous les deux oubliaient leur maladie et cela mettait un peu de douceur dans leur malheur.
Au fur et à mesure des semaines, ce rendez-vous de l'après midi devint une forme de récompense qui égayait leur vie quotidienne. Quand l'heure arrivait, la féerie narrative recommençait. L'homme décrivait les fleurs, les arbres, en essayant de deviner leur variété, les enfants qui jouaient dans le bac à sable, la vue sur la ville au loin. En écoutant ces détails, l'autre fermait les yeux de bonheur en imaginant ces scènes belles et pittoresques.
La vie s'écoulait ainsi. Mais un matin, l'infirmière entra dans la chambre et découvrit que l'homme près de la fenêtre s'était éteint dans son sommeil. Attristée, elle se fit aider pour enlever le corps, sous les yeux de son voisin, qui pleura la disparition de son ami.
Lorsqu'il sentit le moment propice, il demanda s'il pouvait être placé dans le lit à côté de la fenêtre. L'infirmière fut heureuse de lui faire ce plaisir et, après s'être assurée qu'il était confortablement installé, le laissa seul.
Lentement, il se hissa sur un coude pour jeter un premier coup d'œil à l'extérieur. Il aurait enfin la joie de voir par lui-même tout ce que son compagnon savait si bien lui décrire...Mais tout ce qu'il vit fut un mur !
Pourquoi son compagnon disparu lui avait-t'il décrit tant de merveilles alors qu'il n'y avait rien ? demanda-t-il à l'infirmière.
"Sans doute pour vous donner du courage, répondit cette dernière en souriant, car vous ne le saviez peut être pas, mais il était aveugle."
La morale de cette histoire est qu'il y a un bonheur immense à rendre les autres heureux, en dépit de ses propres soucis. Et que si la peine partagée divise par deux la douleur, alors la joie partagée est double.
Si vous voulez vous sentir riche, vous n’avez qu’à compter parmi toutes les choses que vous possédez, celles que l’argent ne peut acheter. Aujourd’hui est un cadeau, c’est pourquoi on l’appelle : présent.
12:44 Publié dans Conte philosophique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : conte, poésie
28.04.2008
Conte de l'âne
Un jour l’âne d’un vieux fermier est tombé dans un puits, l’animal gémissait pitoyablement depuis des heures et le fermier se demandait quoi faire.
Finalement, il a décidé que l’animal était vieux et le puits devait disparaître de toute façon. Ce n’était pas rentable de récupérer l’âne.
Il a invité tous ses voisins à venir l’aider : ils ont tous saisi une pelle et ont commencé à enterrer le puits et l’âne avec.
Et à la satisfaction de tous, l’âne s’est enfin tu.
Quelques pelletés plus tard, le fermier a regardé le fond du puits et à été étonné de ce qu’il a vu.
A chaque pelleté de terre qui tombait sur lui, l’âne faisait quelque chose de stupéfiant : il se secouait pour enlever la terre de son dos et montait dessus.
Pendant que ses voisins continuaient à pelleter sur l’animal, il se secouait et montait de plus en plus haut.
Bientôt, chacun a été stupéfié que l’âne soit hors du puits et se mit à trotter.
Moralité : la vie va essayer de vous engloutir de toutes sortes d’ordures. Le truc pour se sortir est de se secouer pour avancer.
Chacun de nos ennuis est une pierre qui nous permet de progresser.
Nous pouvons sortir du puits le plus profond en n’arrêtant jamais. Il ne faut jamais abandonner.
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12.04.2008
Histoire de cailloux
Un peu de sagesse... sur les vraies questions de la vie
A l’approche de l’Avent, il est peut-être temps de faire une pause et de se poser les VRAIES questions sur le sens de la vie...Voici une fable authentique à ce sujet: Un jour, un vieux professeur de l’École nationale d’administration publique (ENAP) fut engagé pour donner une formation sur la planification efficace de son temps à un groupe d’une quinzaine de dirigeants de grosses compagnies nord-américaines. Ce cours constituait l’un des cinq ateliers de leur journée de formation. Le vieux prof. n’avait donc qu’une heure pour "passer sa matière". Debout, devant ce groupe d’élite (qui était prêt à noter tout ce que l’expert allait enseigner), le vieux prof les regarda un par un, lentement, puis leur dit :
" Nous allons réaliser une expérience ".
De dessous la table qui le séparait de ses élèves, le vieux prof sortit un immense pot Mason d’un gallon (pot de verre de plus de 4 litres) qu’il posa délicatement en face de lui. Ensuite, il sortit environ une douzaine de cailloux à peu près gros comme des balles de tennis et les plaça délicatement, un par un, dans le grand pot. Lorsque le pot fut rempli jusqu’au bord et qu’il fut impossible d’y ajouter un caillou de plus, il leva lentement les yeux vers ses élèves et leur demanda :
" Est-ce que ce pot est plein ? ".
Tous répondirent : " Oui ".
Il attendit quelques secondes et ajouta : " Vraiment ? ".
Alors, il se pencha de nouveau et sortit de sous la table un récipient rempli de gravier. Avec minutie, il versa ce gravier sur les gros cailloux puis brassa légèrement le pot. Les morceaux de gravier s’infiltrèrent entre les cailloux... jusqu’au fond du pot.
Le vieux prof leva à nouveau les yeux vers son auditoire et redemanda " Est-ce que ce pot est plein ? "
Cette fois, ses brillants élèves commençaient à comprendre son manège. L’un d’eux répondit :
" Probablement pas ! ".
" Bien ! " répondit le vieux prof
Il se pencha de nouveau et cette fois, sortit de sous la table une chaudière de sable. Avec attention, il versa le sable dans le pot. Le sable alla remplir les espaces entre les gros cailloux et le gravier. Encore une fois, il demanda : " Est-ce que ce pot est plein ? ". Cette fois, sans hésiter et en chœur, les brillants élèves répondirent " Non ! " .
" Bien ! " répondit le vieux prof
Et comme s’y attendaient ses prestigieux élèves, il prit le pichet d’eau qui était sur la table et remplit le pot jusqu’à ras bord. Le vieux prof leva alors les yeux vers son groupe et demanda : " Quelle grande vérité nous démontre cette expérience ? "
Pas fou, le plus audacieux des élèves, songeant au sujet de ce cours, répondit :
" Cela démontre que même lorsque l’on croit que notre agenda est complètement rempli, si on le veut vraiment, on peut y ajouter plus de rendez-vous, plus de choses à faire ".
" Non " répondit le vieux prof " Ce n’est pas cela. La grande vérité que nous démontre cette expérience est la suivante : si on ne met pas les gros cailloux en premier dans le pot, on ne pourra jamais les faire entrer tous, ensuite ".
Il y eut un profond silence, chacun prenant conscience, de l’évidence de ces propos.
Le vieux prof leur dit alors
" Quels sont les gros cailloux dans votre vie ? Votre santé ? Votre famille ? Vos ami(e)s ? Réaliser vos rêves ? Faire ce que vous aimez ? Apprendre ? Défendre une cause ? Relaxer ? Prendre le temps ... ? Ou... toute autre chose ? Ce qu’il faut retenir, c’est l’importance de mettre ses GROS CAILLOUX en premier dans sa vie, sinon on risque de ne pas réussir... sa vie. Si on donne priorité aux peccadilles (le gravier, le sable), on remplira sa vie de peccadilles et on n’aura plus suffisamment de temps précieux à consacrer aux éléments importants de sa vie. Alors, n’oubliez pas de vous poser à vous-même la question :
"Quels sont les GROS CAILLOUX dans ma vie ?"
" Ensuite, mettez-les en premier dans votre pot (votre vie). "
D’un geste amical de la main, le vieux professeur salua son auditoire et lentement quitta la salle.
15:07 Publié dans Conte philosophique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : conte, poésie




